censure, internet, RSF, liberté d'expression

Reporters sans frontières est une organisation, relayée sur tous les continents, qui agit pour la liberté de la presse (voir le site de RSF: http://fr.rsf.org/) . Elle défend ainsi les journalistes emprisonnés, persécutés, lutte contre la torture à laquelle ils peuvent être soumis dans certains pays et tente aussi d’améliorer la sécurité des journalistes dans les zones de conflits. De plus elle agit pour favoriser la liberté de la presse et limiter la censure.

 

Pour ce faire, RSF effectue tous les mois de janvier un bilan annuel de la liberté de la presse, publie en octobre un classement mondial de la liberté de la presse et organise deux journées sur la liberté de la presse (les 3 mai) et contre la cyber censure (les 12 mars).

 

Le 12 mars dernier se tenait donc la journée mondiale contre la cyber censure. A cette occasion, l’organisation Reporters sans frontières a pu faire un état des lieux du droit de l’information sur internet.

 

Ainsi plusieurs chiffres ont été mis en exergue :

-          Un internaute dans le monde sur trois n’a qu’un accès limité à internet

-          Près de 60 pays dans le monde censurent les réseaux ou font subir des pressions (harcèlement) des « net-citoyens »

-          Plus de 119 personnes sont emprisonnées pour s’être exprimées sur internet

 

Consciente de l’importance grandissante d’internet dans la circulation de l’information (notamment lors des événements récents en Afrique du nord), l’organisation RSF a fait une liste de 10 pays qualifiés « ennemis d’internet » et de 16 pays placés sous surveillance dont l’Australie ou encore la Corée du Sud, la Libye la Tunisie ou l’Egypte (ces deux derniers étant auparavant placés dans la catégorie des ennemis d’internet, mais ont été déplacés suite à la chute des régimes répressifs).

Il est important de noter que la France a elle aussi été placée dans la catégorie à risque, et donc sous surveillance, du fait des récentes « législations inquiétantes » pour la liberté d’information sur internet telles que la loi HADOPI (qui lutte contre le téléchargement illégal) et la loi LOPSI 2 (qui instaure notamment un filtrage internet, et ce dans le but de lutter contre la pédopornographie).

 

Lors de cette journée, RSF a aussi consacré les réseaux sociaux comme « outils de mobilisation et de transmission d’informations » et n’a pas manqué de noter le rapprochement entre médias traditionnels et nouveau média (internet), illustré notamment par le cas wikiLeaks.

 

L’organisation a enfin remis un prix : celui du net-citoyen, qui récompense quelqu’un ayant contribué à la liberté d’expression. Pour la seconde fois consécutive, c’est un blogeur qui a été lauréat, ou plutôt un groupe de blogeurs (Nawaat.org), ayant participé à la diffusion des informations concernant les troubles sociaux et politiques en Tunisie.

 

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